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Nassima Ghouli Belouz, Vivre l’expérience de l’ouverture médiatique sur l’audiovisuel m’a beaucoup marqué

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Nassima Ghouli Belouz est une de ces jeunes journalistes qui ont marqué la scène médiatique. Dans cette interview, elle se livre sur les moments les plus importants qui ont marqué son parcours jusque là.

Comment Nassima s’est retrouvée dans le milieu de la presse ?

Je suis diplômée en interprétariat de l’université d’Alger. Le journalisme était une passion. Il l’est toujours d’ailleurs. Nassima GhouliJ’ai deux sœurs. L’une est écrivaine et l’autre est journaliste. J’ai grandi dans un milieu de lettres et d’écriture.

Au début, faire du journalisme n’était pas dans mes objectifs parce que j’aimais les langues d’où le choix de l’interprétariat sauf que durant mes études universitaires j’ai eu à faire des stages pratiques dans des journaux et l’Agence Algérienne de l’Information (AAI) de l’époque.

J’étais plus branchée dans le domaine culturel. J’assistais aux différentes conférences culturelles, les pièces théâtrales, les films, les dernières éditions de livres.

Pour moi, le journalisme et la traduction sont liés. J’ai travaillé à un moment donné au quotidien Ech’aab avant d’entamer ma 1ère expérience dans l’audiovisuel avec la société Studio 7 production. C’était en 2010 où j’étais rédactrice des programmes.

C’est là que je commençais à mettre les pieds dans ce monde. Mon véritable début fut avec le lancement, par cette boîte, de la chaîne El Djazairia vers la fin 2011.

Vous êtes passée du statut de journaliste à rédactrice en chef. Quel impact cela a eu sur votre carrière ?

Les métiers de rédactrice en chef, journaliste ou animatrice sont pour moi juste complémentaires. Tous ces métiers demandent de la rigueur, beaucoup d’exigences, de sérieux. Ce n’était une chose extraordinaire de devenir rédactrice en chef étant donné que je m’estime rigoureuse, sérieuse et dure avec moi-même. Ce que me demandait le poste de rédactrice en chef est d’être toujours à la page et de suivre l’actualité de très près. Être In tout simplement.

A la chaîne El Djazairia, j’étais rédactrice en chef du service culturel. Un domaine que je connaissais et maîtrisais déjà. Avec la petite équipe de cette époque de lancement (avril 2012), nous étions plus passionnés par cette ouverture de l’audiovisuel que par les postes que nous occupions. Vivre cette expérience d’ouverture médiatique est plus marquant.

Pouvez-vous nous parler du programme Bila Kouyoud (Sans obstacles) ?

C’était ma première émission. Avant de m’y lancer j’étais la première journaliste à animer un journal culturel aunassima ghouli bela kouyoud quotidien avec un invité sur le plateau. Un JT culturel qui a maintenu cette cadence pendant 5 ans. C’est par la suite que Bila Kouyoud est née.

Je la voulais comme une sorte de boîte d’archives regroupant des témoignages de grandes personnalités d’un point de vue âge et parcours. J’ai eu à interviewer de grands poètes, cinéastes, traducteurs, écrivains, généraux, Moudjahidines et des historiens. J

e voulais vraiment rassembler une archive d’interviews qui pourrait servir pour d’autres travaux de recherche ou journalistique. Mon but était de garder des traces de ces personnalités, notamment celles âgées.

C’était un programme très cher à mon cœur. La relation avec les invités n’était pas restreinte au plateau de tournage. Je les voyais avant, discutais avec eux et surtout je faisais beaucoup de recherches pour être bien imprégnée dans les circonstances qui ont entouré la vie de ces personnes. Bila Kouyoud a obtenu le prix du “meilleur programme d’interview” en août 2015.

Et Ailati (Ma famille) ?

C’est une belle histoire avec cette émission. Elle est plutôt liée à la famille. C’est le fait de devenir maman qui m’a poussé à animer un programme pareil. Je me souviens, le producteur Riad Rechdal m’avait contacté ainsi que Areslane Boutemam.

En collaboration avec Nathalie Lebreton, animatrice et rédactrice en chef du programme français “La maison des maternelles”, qui a partagé avec nous son expérience, nous avons adopté la même idée dans une vision purement algérienne. Elle m’a coaché et c’est ainsi que j’ai changé de cap.

aailati

Cette virée du monde culturel vers celui de la famille n’était pas si difficile étant donné que cela est arrivé juste lors de mon changement de statut d’une jeune fille célibataire, à une épouse et maman de Karim et Kamyl. C’était un programme quotidien et j’ai reçu beaucoup d’encouragement des téléspectatrices.

Accompagner les familles et surtout la femme dans son parcours quotidien dans son couple ou avec ses enfants était notre but. Pour l’atteindre nous avions sur le plateau des médecins de différentes spécialités, des psychologues et autres experts de la famille. Nous avons travaillé sur ce programme de famille pendant 2 saisons diffusé sur les chaînes Echorouk TV (2016/2017) et El Djazairia One (2017/2018).

Vous êtes également rédactrice en chef à Jow radio. Parlez-nous de cette expérience ?

J’ai toujours aimé le travail à la radio. J’avais fait en 2003 un stage à la chaîne III et cela m’a passionné. Avec Jow Radio, c’est une petite expérience que je tenais à faire. J’étais rédactrice en chef de la matinale où j’ai eu l’occasion de coacher des jeunes journalistes, fraîchement licenciés.

J’ai partagé avec eux mon petit savoir et connaissances. C’était une belle expérience mais le réveil matinal était très difficile et fatigant (rires). Jow radio est un web-média light. C’est une radio de musique et de bonne humeur.

Des aspirations pour 2019 ?

Pour cette année, j’ai quelques propositions, notamment d’une nouvelle émission. Rien n’est encore confirmé pour le moment. Sinon, j’ai décidé de terminer mon master en traduction et interprétariat, me consacrer plus à ma famille, lire un maximum de livres, voir un bon paquet de films et revenir dans le bain de la culture qui me manque beaucoup. Cette année je me sens assoiffée pour ce monde.

Propos recueillis par Safaa Sellam

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