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Procès de 7 journalistes au Maroc 14eme report depuis 2015 Procès de 7 journalistes au Maroc 14eme report depuis 2015

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Procès de 7 journalistes au Maroc : 14eme report depuis 2015

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Sept journalistes et défenseurs des droits humains au Maroc, qui font l’objet de poursuites judiciaires au Maroc, ont vu leur procès ajourné pour la 14e fois, rapporte l’AFP.

La dernière audience du procès de ces journalistes et militants des droits humain, s’est tenue mercredi dernier devant le tribunal de Rabat. Avant d’être reportée au 24 avril 2019.

Depuis l’ouverture de ce procès le mois de novembre 2015, chaque audience dure un court moment avant d’être reportée.  Le dernier report a été pris suite à l’absence de certains accusés, dont 2 auraient demandé l’asile politique en France.

Les accusés sont poursuivis pour les chefs d’inculpation d’atteinte à la sécurité de l’Etat et d’irrégularités financières concernant le centre Ibn Rochd d’études et de communication, dont l’historien Maati Monjib était en charge de sa gestion.

L'historien Maâti Monjib avec le journaliste marocain, Hicham Mansouri, lors d'une conférence de presse à Rabat en 2016

L’historien Maâti Monjib avec le journaliste marocain, Hicham Mansouri, lors d’une conférence de presse à Rabat en 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

En effet, Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohamed Essabr et Abdessamad Ait Aicha, sont poursuivis pour leurs activités dans l’Association marocaine des droits numériques. Dans l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI) ou encore dans l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse.

Concernant Rachid Tarik et Maria Moukrim, ils sont accusés en leur qualité de président et d’ancien présidente de l’AMJI, d’avoir reçu un financement de l’étranger pour le compte de l’AMJI, sans en avoir notifié la réception aux autorités habilitées. Les accusés encourent au titre de ces accusations des peines qui peuvent atteindre de 1 à 5 années de prison.

Une épée de Damoclès au-dessus des têtes des journalistes

L’historien et journaliste Maati Monjib a déclaré à l’AFP que « cette 14e audience avait pour but de nous fatiguer, de nous montrer qu’il y a une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ». « Chaque audience est accompagnée d’une campagne de dénigrement et de diffamation dans certains médias », a indiqué Maati Monjib.

Les journalistes accusés dans cette affaire ont reçu de multiples soutiens de la part d’organisations internationales. Amnesty International a dénoncé ce procès qui est « inquiétant pour la liberté d’expression au Maroc ». Et a « demandé aux autorités marocaines d’abandonner les charges ».

Par ailleurs, pas moins de 50 organisations marocaines de défense des droits de l’Homme et 1000 journalistes, académiciens et militants associatifs ont exhorté les autorités marocaines à arrêter les harcèlements contre Maâti Monjib.

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