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Rémunération, statut, missions, une enquête de la Scam révèle la détérioration du métier de journaliste

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La Scam « Société civile des auteurs multimédia » a publié en mars dernier les résultats de son enquête sur les journalistes, à laquelle ont répondu plus de 3.700 professionnels. Cette enquête a révèlé l’extrême détérioration d’exercice du métier de journaliste.
En effet, l’enquête relève que la situation des journalistes est devenue aujourd’hui inquiétante. À travers la dégradation du statut des journalistes, c’est le sort réservé à la liberté de la presse qui est en question. Le communiqué de la Scam souligne qu’en 2013, l’enquête de la Scam « de quoi vivent les journalistes ? » s’était déjà inquiétée de la précarisation des journalistes. Cinq ans plus tard, une nouvelle enquête pointe du doigt l’extrême détérioration des conditions d’exercice du métier. Plus de 3700 journalistes ont répondu au questionnaire de la Scam complété de 1290 commentaires et de plusieurs entretiens. L’inquiétude liée à la précarisation du métier va de pair avec un sentiment de perte de sens généralisé.
Premier constat de cette enquête, la part des journalistes en salariat permanent a chuté de 6 points par rapport à 2013 pour s’établir à 52%, au profit des pigistes, dont la part a littéralement bondi, passant de 28 à 42%. Si bien que seuls 56% des journalistes sont en CDI. Le salaire net mensuel moyen d’un ou d’une journaliste en CDI varie selon le média: il est d’environ 3.600 euros à la télévision, contre 3.000 en presse écrite et radio et de 2.500 euros sur le web. Parmi les 3.700 journalistes interrogés, 11% touchent moins que le Smic annuel et 28% moins de 20.000 euros par an. Pour ceux qui ne sont pas en situation d’emploi permanent, on passe à 23% en-dessous du Smic et 51% au-dessous de 20.000 euros par an. Et dans le détail, il y a deux fois plus de femmes (15%) que d’hommes (8%) qui perçoivent une rémunération inférieure au Smic, alors même que seulement 4% des femmes perçoivent un salaire supérieur à 60.000 euros, contre 10% des hommes.
Carte de presse, protection sociale et assurances
12 % des personnes ayant répondu à l’enquête n’ont pas la carte de presse et beaucoup s’insurgent contre les critères d’attribution de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels. 26 % des journalistes ayant répondu ont une activité extra-journalistique. Cette proportion grimpe à 41 % pour celles et ceux qui ne sont pas en situation d’emploi permanent et à 46 % pour les non titulaires de la carte de presse. « Couverture sociale, complémentaire santé, retraite, les journalistes qui ne sont pas en situation d’emploi permanent bénéficient d’une moindre protection sociale. L’enquête fait par ailleurs un focus sur les correspondantes et correspondants à l’étranger, qui sont actuellement dans la plus grande insécurité concernant leur protection sociale. Seuls 52 % des journalistes disent avoir une assurance quand ils partent en reportage. Si l’assurance est prise en charge par l’entreprise pour 80 % des journalistes, 20 % doivent payer leur assurance professionnelle » note le document.
En conclusion, l’enquête fait savoir que trois journalistes sur quatre estiment que les conditions d’exercice de leur métier se sont dégradées au cours des cinq dernières années. La rémunération est le sujet qui inquiète le plus les journalistes, beaucoup expriment un sentiment de déclassement social. L’image du métier arrive cependant en deuxième position. Dans les commentaires, les journalistes soulignent le lien entre précarité, détérioration des conditions de travail, moindre qualité de l’information et dégradation de l’image des journalistes.

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