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Anas, le journaliste masqué du Ghana

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Il cache son visage pour mieux dévoiler la vérité. Lui c’est Anas Aremeyaw Anas un journaliste d’investigation Ghanéen, depuis une vingtaine d’années il traque la corruption dans son pays et ses ramifications dans tout le continent africain. Un travail qui lui vaut des menaces de mort. Aujourd’hui il vit clandestinement dans son propre pays, et se montre en public caché derrière un masque en perles.

Son dernier documentaire est « Number 12 », sorti en Juin 2018 et réalisé en camera cachée. Le film montre l’ampleur de la corruption dans le milieu footballistique Ghanéen et Africain de manière générale. Durant deux années, Anas Aremeyaw Anas et son équipe se sont infiltrés dans les arcanes du football. Ils ont piégé des dizaines d’arbitres du championnat Ghanéen, et des championnats Africains.

Le président de la Fédération Ghanéenne Kwesi Nyantakyi est lui même impliqué. Tous sont filmés en flagrant délit de corruption en échange d’arbitrages favorables lors de matchs décisifs.

Par ailleurs, suite à la projection du film « Number 12 » le président de la fédération de football est démis de ses fonctions. Une cinquantaines d’arbitres sont suspendus par la Confédération africaine de football.

Sa devise: « Naming, shaming, jailing » (dénoncer, faire honte, mettre en prison)

Ce documentaire n’est pas le premier d’Anas. En 2015 il réalisa une enquête sur  les violations des droits de l’Homme dans les prisons. Des révélations qui ont conduit au limogeage de 22 magistrats.

En effet, le journaliste enquête dans tous les secteurs. La corruption dans la police, les violations des droits de l’Homme dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques.

Les enquêtes d’Anas ont été diffusées sur plusieurs grandes chaines comme Al Jazeera, la BBC ou encore CNN. Mais son combat pour la vérité a coûté la vie à Ahmed Husein Suale. Ce membre de l’équipe, fut abattu de trois balles en janvier 2019, dans la banlieue d’Accra.

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